Un comparatif sur les CMS étudiés chez ANEO

Microsoft Sharepoint, Jahia ou encore Liferay ont tous un point en commun: offrir un large éventail de ressources et de services accessibles dans un réseau local ou internet, centrés sur un domaine ciblé ou une communauté particulière. Ce qui distinguent les portails des uns des autres sont les coûts des licences, le développement des personnalisations et enfin l’intégration dans un SI existant. Très souvent, le choix de la solution porte sur le dernier point évoqué, qui est l’intégration au système, car celui-ci limite l’hétérogénéité des infrastructures, et donc réduits les coûts de maintenance. Certains portails nécessitent un système d’exploitation spécifique comme Sharepoint par exemple, exécuté exclusivement sur un environnement windows, d’autres bénéficient d’un choix large tant que le système hébergeur embarque une VM permettant d’exécuter l’application du portail. C’est le cas des portails basés sur du Java comme Liferay, Jahia ou eXo Platform. Dans cette article, nous illustrons une étude comparative réalisée sur Liferay, Jahia et Sharepoint à travers les expériences de nos consultants, afin de mieux lier l’outil à des ensembles de besoins.

Depuis quelques années, Liferay est devenu un outil démocratisé et largement reconnu dans le monde, grâce à ses qualités d’outil de portail x-net. Un des atouts de Liferay est sa capacité de gérer les pages très facilement, juste par des simples clics et son outil d’administration bien pensé, il ne reste plus alors qu’à appliquer le thème (couche graphique de Liferay). Liferay embarque des technologies J2EE clés comme le standard JSR168 et JSR286 permettant d’intégrer un maximum d’applications métier au portail, en plus des nombreux modules que Liferay propose nativement tels que blog, wiki, calendrier, contenu web, répertoire en ligne, et bien d’autres, afin d’offrir un un choix de fonctionnalités et plateformes de services comme le travail collaboratif, portail personnel, réseaux sociaux, portail RH ou encore l’animation d’un site internet. L’ensemble de ces modules natifs reste basique, charge à l’intégrateur de personnaliser ces modules en fonction des demandes des clients. Si Liferay impressionne au premier abord par sa simplicité et son efficacité, il impose rapidement ses limites qu’il est certes possible de repousser, mais cela sera très souvent au détriment de la cohérence générale de l’outil. Liferay reste un outil très largement utilisé dans des contextes d’intranet standard et commence  même à devenir une solution cohérente pour les réseaux sociaux d’entreprise. Pour aller plus loin dans le travail collaboratif,  ou le classement documentaire,  des outils tiers devront très vite devoir s’y interfacer tel que Alfresco ou documentum.

Jahia est un CMS se positionnant en concurrent direct de Liferay (java) ou eZpublish (php). Ce dernier possède un catalogue de fonctionnalités très large pour la publication de contenu tout en gardant une simplicité d’utilisation exemplaire. Tout comme Liferay 6.x, Jahia 6.5 permet de gérer l’essentiel de son site en front office : agencement des blocs, configuration et édition en direct des contenus affichés, gestions administrative du site, etc. La version 6.5 de l’outil apporte de nombreuses nouvelles fonctionnalités pour les réseaux sociaux. Jahia donne donc un maximum d’outils à l’administrateur fonctionnel, celui ci étant de moins en moins un spécialiste technique dans les organisations. Les fonctionnalités de Jahia lui permettent de trouver sa place dans les gros projets web, chez les moyens et grands comptes, même si une version standard peu coûteuse est alors utilisée. Jahia est un de ces outils qui va minimiser les risques d’intégration du fait de sa richesse fonctionnelle native et de sa souplesse sans réel besoin de développement. Jahia reste spécialisé dans la publication de contenu, mais explore d’autres usages comme le partage documentaire, le travail collaboratif ou même les réseaux sociaux. Cet ensemble de fonctionnalités est intégré dans des modules, et pas dans des portails comme Liferay. Ces applications proposées en natif sont des sites « prépackagés » basés sur les fonctions standard de Jahia qui ne prétendent pas atteindre l’utilisabilité d’outils spécialisés, mais permettent d’initer des usages à moindre coût grâce à des mécanismes simples.

SharePoint 2010, dernière évolution du produit de portail d’entreprise de Microsoft disponible depuis juin 2010, promet de fortes améliorations en termes d’utilisabilité pour tous les profils utilisateurs (reprise du bandeau d’édition d’Office 2007, édition des documents bureautiques depuis l’interface web, grandes facilités de mise en forme du texte et d’insertion de médias, …) et l’ajout de nombreuses fonctionnalités, principalement à usages sociaux. En effet, SharePoint 2010 intègre nativement des fonctions sociales (suivi de l’activité de mes collègues, intégration de twitter®, recherche d’experts, forte utilisation des mots clés, …) lui permettant de mieux se positionner face à ses concurrents que son prédécesseur sans besoin de Webparts spécifiques. Cette nouvelle version de SharePoint n’évolue cependant pas au niveau de son architecture: les fonctions sociales sont ajoutées à la notion de sites personnels et sites collaboratifs déjà existante dans la version 2007. La navigation reste donc centrée sur le site et ses contenus (le plus souvent des documents, usage privilégié par SharePoint depuis toujours), au détriment de la dimension conversationnelle, primordiale à la réussite d’un projet de RSE. Cependant SharePoint reste parmi les rares outils à tout faire, pouvant être utilisé seul pour tous les usages web en entreprise, avec une intéraction forte avec les applications Microsoft du poste de travail, notamment Outlook qui permet un accès direct à ses contacts et leurs partages depuis ses mails.

SharePoint se positionne plus comme un outil d’infrastructure généraliste et proposant d’initier des usages comme ceux liés aux RSE ou au travail collaboratif documentaire, mais il devra souvent être augmenté d’outils annexes spécialisés pour répondre efficacement à des usages cibles pointus. En effet, la complexité de l’outil peut parfois nécessiter l’interconnexion avec une couche plus ergonomique. De nombreux outils proposent donc leur connecteur avec SharePoint (Telligent, Confluence, Bluekiwi, Jive, Alfresco, etc…) et d’autres, comme Newsgator ou Calindra, sont de véritables extensions SharePoint visant à améliorer le confort d’utilisation et de palier certains lacunes fonctionnelles.

4 thoughts on “Un comparatif sur les CMS étudiés chez ANEO”

  1. OEUERGHI says:

    Personnellement, j’ai travailler sur Liferay portal 4.5 depuis 2006, c’est un excellent outils en terme de développement, maintenance, déploiement.
    J’ai développer des TagLib pour améliorer l’aspect ergonomique.
    -Développement: Portail web ouvert à toute les Framework java open source (struts portlets, hibernate, spring, …), On peux intégrer aussi Ajax DWR, ..

    -Déploiement: Liferay est déployable sur toute les serveurs web existant sur le marchet tel que (tomcat, jboss, websphere, …)
    Il supporte aussi les EJB.
    -Maintenance: Liferay est facile à maintenir.

  2. brice says:

    L’étude est un peu « outdaté » et basé sur la référentiel Lecko qui par ailleurs sur Liferay s’arrête à la version 6.0 soit une version d’il y a 4 ans

  3. Seif Eddine Mouelhi says:

    @Brice
    Pas tout à fait. Il s’agit de Liferay 6.1.

  4. marc says:

    non 6.0 car basé sur l’étude lecko ou alors il faut refaire l’étude.

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